Vous envisagez une carrière dans l’armée, la police, la gendarmerie ou un autre corps de sécurité ? Vous êtes myope, astigmate ou hypermétrope ? La question de la chirurgie réfractive se pose souvent dans le cadre des critères d’aptitude visuelle. Elle représente une solution fiable pour mettre toutes les chances de votre côté.
Les normes ophtalmologiques imposées
L’Armée de Terre, la Police nationale ou la Gendarmerie nationale imposent des normes ophtalmologiques précises. L’acuité visuelle, la vision des couleurs, le champ visuel et l’absence de pathologie oculaire sont systématiquement évalués lors de la visite médicale d’aptitude.
Selon la spécialité visée (unités opérationnelles, maintien de l’ordre, pilotage, missions spécifiques), les seuils exigés peuvent être plus ou moins stricts. Une amétropie non corrigée (myopie, astigmatisme ou hypermétropie) peut compromettre l’admission.
Pour l’armée française, l’aptitude visuelle est évaluée via le système médical SIGYCOP, défini notamment par l’Arrêté du 29 mars 2021. Dans ce système, la lettre Y correspond à l’acuité visuelle. La cotation va de Y1 à Y6, plus le chiffre est bas, meilleure est l’acuité visuelle.
Voici le tableau récapitulatif :

Pour la Police nationale, l’aptitude visuelle ne fonctionne pas avec un système de cotation type Y1, Y2, comme dans l’armée. Elle est encadrée par l’Arrêté du 25 novembre 2022.
Les exigences sont les suivantes :
- acuité visuelle de loin sans correction de 3/10 pour chaque œil ou 4/10 et 2/10 ou 5/10 et 1/10 ;
- acuité visuelle de loin avec correction de 8/10 pour chaque œil ou 7/10 et 9/10 ou 6/10 et 10/10.
La mesure de l’acuité visuelle est complétée par la mesure de la réfraction avec une amétropie maximale tolérée de -3 dioptries (myopie) ou +3 dioptries (hypermétropie).
Quelle solution pour améliorer son aptitude visuelle ?
La chirurgie réfractive (LASIK, PKR, SMILE…) est généralement acceptée si l’intervention est réalisée depuis plusieurs mois (délai variable selon les corps). Par ailleurs, d’autres conditions sont exigées : la vision est stable, aucune complication n’est présente, l’épaisseur cornéenne et la cicatrisation sont satisfaisantes. Enfin, aucune fragilité cornéenne (comme un kératocône) ne doit être détectée.
Anticiper votre démarche est donc primordial : réalisée trop tard avant les sélections, une chirurgie réfractive peut entraîner un report d’incorporation et retarder votre projet professionnel. Chaque situation mérite une évaluation personnalisée. Au-delà du simple confort visuel, l’enjeu est de consolider durablement votre aptitude médicale et d’assurer votre avenir professionnel.




